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Le paradoxe des Talents LGBT+, - Etude BCG avec le soutien de TÊTU : 80 % sont prêt.e.s à faire leur coming out dans l’entreprise... mais un.e sur deux seulement l’a fait.

A l’occasion de la Journée Internationale du Coming Out, le Boston Consulting Group (BCG) lance la 4ème édition de son baromètre sur les perceptions et attentes des LGBT+ (Lesbiennes, Gays, Bisexuel.les, Transgenres…) dans le monde professionnel. Il est réalisé pour la première fois avec le soutien de TÊTU pour la partie française, premier média de la communauté LGBT+ en France.

Une bonne nouvelle tout d’abord : 80% des répondant.e.s LGBT+ se déclarent prêt.e.s à dévoiler leur orientation sexuelle au travail, si la situation s’y prête.

Pourtant, dans les faits, seule la moitié des talents LGBT+ est out au travail. La cause : plus d’un tiers des LGBT+ considèrent qu’être out au travail serait un frein pour leur carrière. Les grands groupes et les start-ups sont à la peine sur ce sujet, à l’inverse du secteur public et des entreprises à but non lucratif.  

PARIS—Le BCG publie aujourd’hui la 4ème édition de son baromètre sur la perception des talents LGBT+ à l’égard du monde professionnel. Cette enquête a été réalisée auprès de plus de 4 000 répondants, de 60 nationalités, dans plus de 10 pays. Il a bénéficié du soutien de TÊTU pour la partie française.  Elle souligne le paradoxe de l’inclusion des LGBT+ en entreprise : 80 % d’entre eux se disent prêt.e.s à réaliser leur coming out en entreprise si la situation s’y prête mais dans la réalité seul.e.s 50% l’ont vraiment fait.

« Malgré une tendance positive à l’inclusion des LGBT+, il y a encore un net écart entre les intentions et les faits » explique Thomas Delano, Principal et l’un des responsables monde du réseau LGBT+ du BCG.

L’ambition professionnelle passe avant l’affirmation de l’orientation sexuelle

En effet, les LGBT+ font quotidiennement face à des situations ambigües dans leur univers professionnel et 35% d’entre eux ou elles estiment qu’être out au travail peut être un frein à leur carrière. Ce sentiment se manifeste dans des situations particulières. Par exemple, 46% des talents LGBT+ mentiraient volontairement, ou par omission, à leur manager sur leur orientation sexuelle lors de conversations informelles. Egalement, 13% privilégieraient leur ambition professionnelle, et accepteraient à contre cœur de travailler pour un projet dans un pays où l’homosexualité est criminalisée.

Des situations contrastées selon le pays et le type d’employeur

Tous les pays ne sont pas au même niveau de maturité en termes d’intégration professionnelle des LGBT+. En tête de file, on retrouve le Royaume-Uni et les Pays-Bas avec ~90% des LGBT+ qui se sentent à l’aise dans le milieu professionnel. L’Espagne et l’Italie ferment la marche avec plus de 30% des répondant.e.s LGBT+ mal à l’aise. Concernant la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, le Mexique et le Brésil, des progrès restent à faire puisque seulement ~75% des LGBT+ sont à l’aise.

Malgré une tendance positive à l’inclusion LGBT+ en entreprise, l’étude réalisée avec le soutien de TÊTU montre que la France est classée 7ème sur les 9 pays étudiés.

« Nous sommes enchantés de ce premier partenariat avec le BCG » déclare Romain Burrel, directeur de la rédaction de TÊTU. «  C’est l’étude de référence sur ce sujet très important de la diversité en entreprise, et TÊTU souhaite continuer à supporter cette cause en favorisant les débats avec les entreprises françaises concernées ».

Côté entreprises, des efforts restent à faire pour les grands groupes : 58% des répondant.e.s LGBT+ aimeraient y travailler, soit 11 points de moins que pour les non-LGBT+. Les start-ups sont également à la peine, attirant 19% des répondant.e.s LGBT+, contre 26% des non-LGBT+.

Les entreprises du secteur public et celles à but non lucratif apparaissent relativement plus attractives pour les talents LGBT+, avec respectivement 6 et 10 points de plus que les répondant.e.s non-LGBT+.

Des actions concrètes restent à mener pour recruter et retenir les talents LGBT+

Au moment de choisir entre deux offres, la culture inclusive (LGBT+ friendly) arrive dans le top 3 des critères de sélection des jeunes LGBT+, et est plus importante que le prestige de l’employeur. Elle arrive même en critère numéro un en Allemagne et en Amérique du Nord.

Selon le baromètre, cette culture se traduit en priorité pour tous les LGBT+, quel que soit le pays, par la non-discrimination et la garantie de ne pas avoir à travailler dans un pays hostile aux LGBT+. Pour les multinationales, qui souffrent d’un déficit d’attractivité auprès des LGBT+, se conformer à ces deux critères ne suffira pas à attirer ces talents : ces garanties sont dans de nombreux pays des obligations légales. Pour faire la différence, les employeurs doivent mener des actions concrètes : développer des réseaux au sein de leurs organisations, sensibiliser l’ensemble des employé.e.s aux problématiques LGBT+ ou s’assurer que les personnes LGBT+ puissent accéder aux mêmes avantages sociaux que le reste des employé.e.s (par exemple : mutuelle étendue aux conjoint.e.s de même genre dans les pays où cela n’est pas une obligation légale).

«  Pour attirer les jeunes LGBT +, il ne suffit pas de penser au recrutement, il faut s’assurer de leur offrir un environnement de travail à la hauteur de leurs attentes, avec des actions concrètes leur permettant de réussir leur vie professionnelle. A cet égard, nous encourageons, par exemple, la constitution de réseaux pour aider notamment à trouver des solutions aux difficultés encore rencontrées, tant en interne qu’au cours des travaux conduits chez nos clients »  estime Jean Mouton, Directeur Associé Senior au BCG.

Méthodologie: le réseau LGBT+ du BCG a réalisé cette enquête, avec le soutien du magazine français TÊTU, via un questionnaire auto-administré en ligne, entre juillet et septembre 2018 auprès de plus de 4000 répondant.e.s étudiant.e.s et jeunes diplômé.e.s de 60 nationalités réparties dans plus de 10 pays (France, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Pays-Bas, Mexique, Etats-Unis, Brésil …). Les répondant.e.s incluent des personnes LGBT+, ainsi que des personnes non-LGBT+ pour réaliser des mesures comparatives entre les deux échantillons.

Contact :

Alison Harry

The Boston Consulting Group

+ 33 6 17 81 35 59

A propos de TÊTU

TÊTU Ventures est une SAS basée à Paris, 23 place de la République dans le 3ème, éditeur du site ​www.tetu.com et du magazine du même nom. Elle a pour mission de pérenniser l’existence d’une des plus belles marques média française. Albin Serviant, entrepreneur de la French Tech et des médias est directeur de la publication de TÊTU. Romain Burrel, notamment ancien journaliste de Radio France et du magazine Les Inrockuptibles est directeur de la rédaction.

A propos du Boston Consulting Group (BCG)

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