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Première édition de l'Observatoire Européen des Mobilités

Du lundi au vendredi, les Français passent en moyenne 7h12 à se déplacer selon une étude Ipsos/BCG

Ipsos  et  le  Boston  Consulting  Group  ont  réalisé  conjointement  une  grande  étude  sur  la perception des infrastructures de déplacement en Europe par les ressortissants de dix pays emblématiques de l’Union Européenne, dont la France.

Combien de temps passent les Français à se déplacer dans la semaine ? Quels sont les modes de transport qu’ils utilisent le plus ? Comment jugent-ils aujourd’hui leurs conditions de transport et les infrastructures auxquelles ils ont accès ? Quelles sont les mesures qu’ils plébiscitent pour améliorer leur mobilité au quotidien ? Comment leurs mobilités vont-elles évoluer dans les 15 prochaines années ? Et sur l’ensemble de ces questions, comment se situent-ils par rapport aux autres pays européens ?

Pour répondre à ces questions, Ipsos et le BCG publient aujourd’hui les résultats d’une enquête réalisée auprès de plus de 10 000 Européens, dont 1000 Français.

Quelques chiffres clés de l’enquête :

  • Les Français passent en moyenne 7h12 dans les transports par semaine, tous modes confondus (contre 9h35 pour l’ensemble des Européens).
  • La voiture est de loin le mode de transport le plus utilisé par les Français pour les déplacements du  quotidien (67% l’utilisent pour aller au  travail ou  sur  leur lieu d’études, contre 65% pour l’ensemble des Européens).
  • 58% des Français sont insatisfaits de la fluidité du trafic aux heures de pointe (un niveau d’insatisfaction identique à la moyenne européenne).
  • 37% des actifs français pensent qu’ils devraient déménager s’ils perdaient leur emploi, (36% pour la moyenne européenne).
  • 52% des Français jugent les investissements publics réalisés en matière d’intermodalité insuffisants, mais se montrent un peu moins critiques que la moyenne (61%)
  • 72%  des  Français  considèrent  que  les  innovations  futures  dans  le  domaine  des mobilités vont avoir des conséquences positives sur leur vie de tous les jours

De tous les Européens, les Français sont ceux qui passent le moins de temps à se déplacer dans la semaine.

  • Les Français passent en moyenne 7h12 par semaine à se déplacer (du lundi au vendredi), soit 2h23 de moins que la moyenne des Européens (qui y consacrent 9h35).
  • En   France,  encore  plus  qu’ailleurs,  la   voiture  est   le   moyen  de   transport incontournable et ce, pour la quasi-totalité des trajets du quotidien : que ce soit pour se rendre sur son lieu de travail ou d’études (67% contre 61% pour la moyenne européenne), aller faire ses courses alimentaires importantes (86% contre 73%) ou encore emmener ses enfants pour leurs activités quotidiennes (69% contre 56%).
  • Pour les Français, l’importance donnée à la voiture s’explique notamment par le fait qu’il est parfois difficile d’utiliser les transports en commun à proximité (43% contre 35% pour la moyenne européenne).
  • Si les Français n’utilisent pas plus souvent les transports en commun, c’est selon eux avant  tout  à  cause  d’un  mauvais  maillage  du  territoire :  des  destinations  mal desservies (48% mettent en avant cette raison contre 41% des Européens) et des arrêts de transport en commun trop loin de chez eux (23% contre 18%). Selon eux, la fréquence de passage est également trop faible (39% citent cette explication, contre 42% en moyenne), ce qui expliquerait le recours massif à la voiture individuelle.

En France comme ailleurs, les mobilités sont fortement liées à l’insertion sociale

  • Aujourd’hui, plus d’un Français sur quatre a le sentiment d’être « un peu trop loin de tout » (27% contre 26% pour la moyenne européenne). C’est logiquement plus le cas des Français habitant en zone rurale (46%).
  • Ces Français qui ont le sentiment d’être « loin de tout » sont aussi plus nombreux à considérer qu’ils sont délaissés par les pouvoirs publics : 40% pensent que là où ils habitent, les pouvoirs publics en font plutôt moins qu’ailleurs pour le bien-être des habitants.
  • L’accès aux transports conditionne l’accès à l’emploi. Or les jeunes et les personnes aux revenus les plus modestes sont les plus nombreux à estimer qu’ils sont « loin de tout » (32% des Français de 18-24 ans ; 26% des revenus modestes).
  • S’ils  perdaient  leur  emploi,  37%  des  actifs  français  pensent  qu’ils  devraient déménager pour retrouver un emploi équivalent (36% pour la moyenne européenne). C’est même le cas de 51% des Français qui estiment qu’il est difficile d’utiliser les transports en commun à proximité de chez eux.

Des attentes très fortes en France pour améliorer les conditions de déplacement : plus d’intermodalité pour plus de mobilité

  • Les   Français   sont   les   Européens   les   plus   satisfaits   des   infrastructures routières après les Allemands : ils se disent plus satisfaits du réseau routier que le reste des Européens (74% contre 67% en moyenne).
  • Toutefois,  tout  comme  la  moyenne  européenne,  ils  se  disent  majoritairement mécontents de la fluidité du trafic aux heures de pointe (58% ; un score identique à la moyenne européenne).
  • Face à ces problèmes de fluidité du trafic, les Français expriment de réelles critiques sur l’intermodalité des moyens de transport dont ils disposent aujourd’hui. Ils ne sont que 45% à être satisfaits des points de correspondance entre les différents modes de transports (contre 44% au global) et 49% en ce qui concerne le réseau de transports en commun urbain (contre 45% pour l’ensemble des pays Européens).

L’investissement est  plébiscité  par  les  Français :  plus  d’infrastructures et  de  services digitaux pour favoriser l’intermodalité et améliorer leur mobilité

  • Les Français se montrent dans l’ensemble moins critiques que la moyenne des Européens quant au niveau d’investissement des pouvoirs publics dans les infrastructures de transport. Ils sont néanmoins une majorité à considérer que les investissements restent insuffisants en ce qui concerne l’accompagnement des nouvelles formes de mobilité (62% en ce qui concerne les stations de recharge des véhicules électriques – contre 74% pour la moyenne) mais aussi le réseau ferroviaire (54% contre 62% en moyenne) et les points de correspondance entre différents modes de transport (52% contre 61% au global).
  • Ils  considèrent  que  toutes  les  initiatives  visant  à  favoriser  l’intermodalité leur permettraient de se déplacer plus facilement dans leur vie quotidienne et notamment le titre de transport unique (78%), des gares routières mieux connectées aux transports en commun (73%) ou encore des emplacements réservés à l'entrée des autoroutes pour y laisser son véhicule et prendre un autre mode de transport sur autoroute ou voie rapide (66%).
  • Le développement des services digitaux est aussi considéré comme prioritaire par les  Français  pour  leur  permettre  de  se  déplacer  plus  facilement, à  savoir  une meilleure information sur l’offre de transports en commun disponible près de chez eux (66%) et les offres de covoiturage et d’autopartage disponibles (56%), des itinéraires complets leur permettant de combiner des moyens de transport (63%), ou encore des solutions de paiement par mobile (45%).

Les Européens sont majoritairement prêts à changer de comportements si des investissements sont réalisés, mais les Français ne sont pas encore complètement prêts à délaisser leur voiture.

  • Si  les  investissements nécessaires  étaient  réalisés,  les  Français  seraient  prêts  à changer de comportement en matière de mobilité, mais moins que la moyenne des Européens. Ils se disent prêts à utiliser plus souvent les transports en commun (65% contre 72% pour l’ensemble des Européens), le  covoiturage /  l’autopartage (40%, contre 44%) et à utiliser moins souvent leur véhicule personnel (60% contre 66%).
  • Pour la  grande majorité, ces  investissements amélioreraient leur qualité de  vie (77%) et auraient un impact positif sur leur bien-être professionnel (71%). Ils mettent également en avant les bénéfices pour la croissance économique du territoire où ils vivent (76%).

La mobilité à l’aube d’une révolution qui suscite beaucoup d’espoirs

  • Les Français sont encore plus persuadés que la moyenne des Européens que les innovations dans le domaine des véhicules et des nouvelles technologies vont bouleverser leurs déplacements. Ils considèrent que dans 15 ans, ils pourront rouler dans des véhicules électriques sur de longues distances sans problème d’autonomie (83% contre 73% pour l’ensemble des Européens), qu’ils laisseront leur voiture à l’entrée de la ville et n’utiliseront que des transports en commun accessibles depuis leur stationnement (75% contre 70% au global), que les véhicules ne rejetteront plus de gaz à effet de serre (72% contre 68% au global). Ils sont également majoritairement convaincus qu’ils pourront  rouler  sans  aucun  risque  de  panne  ou  d’accident  grâce  aux  nouvelles technologies du numérique (55% contre 57% au global), que les voitures électriques se rechargeront en roulant (61% contre 55% au global) ou encore que l’on pourra rouler dans des voitures autonomes sur des voies réservées sur autoroute (58% contre 52% au global), voire sur toutes les routes (52% contre 46% au global).
  • Pour la très grande majorité d’entre eux, cela ne fait aucun doute : ces innovations auront des conséquences positives sur leur vie de tous les jours (72% des Français le pensent contre 77% de la moyenne européenne).

 « Il n’y a pas eu de changements majeurs en matière de mobilité depuis des décennies. Aujourd’hui, les Européens sont dans l’ensemble satisfaits de leurs infrastructures mais déplorent le manque de fluidité. Les nouvelles technologies vont permettre de nouvelles habitudes. C’est un enjeu majeur de politique publique » indique Romain de Laubier, directeur associé du BCG et co-auteur de l’étude.

La mobilité des Européens - Une étude IPSOS - BCG

« La mobilité est l’un des rares sujets sur lequel les Européens expriment à la fois des attentes fortes et de réels espoirs pour l’avenir. Aujourd’hui, ils souhaitent pouvoir disposer d’une mobilité à la carte, plus libre, en jouant sur l’intermodalité et en utilisant des services digitaux qui les y aident. Pour demain, ils pensent que les révolutions technologiques en cours vont profondément améliorer non seulement leurs modes de déplacement mais aussi leur niveau de bien-être. Beaucoup prédisent que ces évolutions contribueront à révolutionner leurs modes de vie à moyen terme » indique Dominique Levy, Directrice Générale Ipsos France.

Note méthodologique: Etude réalisée par Ipsos et le BCG pour l’ASFA auprès de 10018 Européens, dont un minimum de 1000 personnes dans chacun des 10 pays sondés (France, Irlande, Italie, Allemagne, Espagne, Belgique, Grèce, Pologne, Slovaquie, Portugal). Dans chacun des pays, un échantillon représentatif (méthode des quotas) de la population nationale âgée de 15 ans et plus a été interrogé. Terrain réalisé par internet du 23 février au 28 mars 2017.

Voir l'infographie

Etude en anglais

Communiqué de presse européen

A propos d’Ipsos

Ipsos est le troisième Groupe mondial des études. Avec une présence effective dans 88 pays, il emploie plus de 16 000 salariés et a la capacité de conduire des programmes de recherche dans plus de 100 pays. Créé en 1975, Ipsos est contrôlé et dirigé par des professionnels des études. Ils ont construit un groupe solide autour d’un positionnement unique de multi‐spécialistes – Etudes sur les Médias et l’Expression des marques, Recherche Marketing, Etudes pour le Management de la Relation Clients / Employés, Opinion et recherche sociale, Recueil de données sur mobile, internet, face à face et téléphone, traitement et mise à disposition des résultats.

A propos du Boston Consulting Group (BCG)

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