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Le BCG lance l’ICO : un centre d’expérimentation de l’industrie 4.0 sur le plateau de Saclay

Unique en France, l’ICO est au cœur d’un écosystème innovant accueillant acteurs technologiques, académiques et startups pour aider les entreprises industrielles françaises à construire l’industrie de demain.

Une usine pilote pour accélérer la transformation de l’industrie française vers l’industrie 4.0

L’Innovation Center for Operations (ICO) est une usine pilote dont l'objectif est d'accélérer la transformation digitale des grands industriels.

Pour Olivier Scalabre, Directeur Associé Senior au BCG et responsable de l’expertise Opérations pour l’Europe, « la décision d’implanter ce centre en France répond à une conviction forte : dans les prochaines années, l’industrie 4.0 va profondément modifier l’équilibre de la production mondiale en permettant de relocaliser les usines au plus près des consommateurs avec des unités de production plus petites, plus agiles et plus respectueuses de l’environnement. Aujourd'hui, des pays qui, comme la France, subissent la désindustrialisation, ont ainsi une opportunité unique de reconstruire un avantage compétitif. A la condition d’avoir la bonne vision et de faire les bons choix d'investissements en termes de technologies et de méthodes de production. L’ICO pourra les y aider ».

Conçu, réalisé et piloté par le BCG, l’ICO est implanté à 30 minutes de Paris sur le plateau de Saclay sur 1200 m2. Avec des lignes de production grandeur nature, le centre permet d’étudier très concrètement l’impact des nouvelles technologies de production sur la performance des opérations (coût de production, productivité, consommation énergétique....).

Evaluer concrètement l’impact des technologies 4.0

Sur le site, le BCG propose à ses clients de se former et d’évaluer l’impact des technologies sur la performance des opérations. Deux lignes de production ont été créées pour couvrir les grandes typologies de fabrication industrielle : la première par assemblage avec une ligne de scooters, la seconde par procédé avec une ligne de fabrication de bonbons. À plusieurs étapes, les industriels ont la possibilité d’expérimenter des outils technologiques de pointe afin d’en évaluer l'efficacité (robotique avancée, data analytics, réalité augmentée, internet industriel, plateforme de simulation, etc.). Ces technologies ont été sélectionnées en toute neutralité par le BCG et seront testées par les clients.

« Au-delà de sélectionner les bonnes technologies, l’ICO permet ainsi d’appréhender concrètement leur intégration entre elles, les contraintes liées à leur mise en place et les modalités d’exécution rapide pour améliorer les performances industrielles de manière massive et pérenne. La mise en place de ces technologies modifiera également l'environnement de travail le rendant paradoxalement plus enrichissant, plus humain et beaucoup plus évolutif. L'ICO a pour objet d'aider de manière dynamique et pratique à la tranformation Industrie 4.0, de la vision au déploiement » commente Moundir Rachidi, Directeur des activités Opérations en France et du projet ICO.

Au cœur d’un écosystème innovant

L’ICO anime un écosystème innovant qui accueille déjà des acteurs académiques comme Centrale-Supelec, des startups technologiques françaises comme Braincube, Surycat, iObeya, Metron, Diota, Mesotechnic,… et s’ouvre à des groupes internationaux spécialisés comme Kuka, Infeeny|Econocom, Fanuc, Universal Robot ou Tulip et à des majors comme Dassault Systèmes ou Microsoft. « Nous souhaitons créer un écosystème ouvert et neutre et nous avons engagé des discussions avec d’autres grands acteurs internationaux pour faire de l’ICO un centre d’expertise mondial dédié à l’innovation industrielle », explique Olivier Scalabre.

L'impact des technologies de l'Industrie 4.0

  • Le déploiement des nouvelles technologies industrielles 4.0 permet des gains de productivité de 10 à 20 % et des gains de flexibilité de 35 à 60 % sur les coûts de production avec un retour sur investissement de 12 à 18 mois.
  • Aujourd’hui, seuls 8 % des tâches - les plus simples – sont automatisées dans nos usines. Ce chiffre devrait passer à 25 % dans les dix années qui viennent. Des robots collaboratifs (« cobots ») que les opérateurs peuvent programmer eux-mêmes réalisent les tâches à faible valeur ajoutée et libèrent du temps aux opérateurs.
  • Avec les dispositifs de réalité augmentée (via des lunettes par exemple), les manuels d’utilisation disparaissent et les opérateurs ont un accès immédiat aux gestes justes et même, dans certains cas, à des experts à distance.
  • L’internet industriel permet de connecter les différentes technologies entre elles et en décuple ainsi leur performance. L’accès aux datas en temps réel et le développement de logiciels d’analyses de données avancés permettent une meilleure gestion de l’énergie et un meilleur contrôle des paramètres de production. Plus question non plus d’attendre la panne avant d’agir : la maintenance prédictive est désormais une réalité.

A propos du Boston Consulting Group (BCG)

Boston Consulting Group partners with leaders in business and society to tackle their most important challenges and capture their greatest opportunities. BCG was the pioneer in business strategy when it was founded in 1963. Today, we help clients with total transformation—inspiring complex change, enabling organizations to grow, building competitive advantage, and driving bottom-line impact.

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