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Développement des compétences : les talents français à la traîne

Paris, le 5 novembre 2019 - La contrepartie du digital et des nouvelles technologies est une accélération de l’obsolescence des compétences associées. Les talents du monde entier ont conscience de l’importance du renouvellement des compétences pour s’adapter aux évolutions imposées par la mondialisation et l’essor des nouvelles technologies. Face à ces défis, une importante majorité d’entre eux continue de se former et est prête à changer de métier.

En France la tendance est différente. Si 71 % des talents français se déclarent favorables à l’acquisition de nouvelles compétences dans le but de se réorienter, seuls 42% consacrent un temps significatif pour se former au quotidien sur leur métier. C’est 23 points de moins que la moyenne mondiale. Pour rester compétitive dans cette guerre des talents, les entreprises françaises doivent revoir leur modèle d’apprentissage et mieux se préparer à soutenir voire accompagner leurs salariés dans l’acquisition et le développement de leurs compétences.

C’est ce que révèle le troisième volet de l’étude « Decoding Global Trends in Upskilling and Reskilling » menée par le BCG et Cadremploi auprès de 366 000 talents, issus de 197 pays dont près de 8 000 en France. (voir méthodologie)

Les talents français, spectateurs face aux mutations du marché de l’emploi …

La mondialisation et l’essor des nouvelles technologies (robotique, intelligence artificielle, automatisation etc.) redessinent le marché de l’emploi. A l’échelle mondiale, 61 % des personnes interrogées indiquent ressentir pleinement les effets de ces deux tendances sur leurs métiers. Mais cette perception est variable d’un pays à l’autre : l’Allemagne, le Brésil, le Japon et plusieurs pays d’Afrique sont parmi ceux qui en perçoivent le plus l’impact, à la différence de la Chine ou de plusieurs pays d’Amérique centrale. En France, 47% des talents perçoivent l’impact des nouvelles technologies (49% au niveau mondial) et 42 % les effets de la mondialisation (45% au niveau mondial). 

Face à ces mutations, 65% des répondants de l’enquête – à l’échelle internationale – déclarent consacrer chaque année un temps significatif à se former et à développer de nouvelles compétences. Mais là encore, les différences géographiques sont frappantes. En France, seuls 42 % des talents interrogés (dont 39% parmi les plus diplômés) consacrent plusieurs semaines par an au développement de leurs compétences, en Allemagne ils sont seulement 38 %  et 51 % au Royaume-Uni.  Ils sont plus de 80 % en Chine.  

Autre enseignement de l’étude : les modèles traditionnels de formation ne séduisent plus. Et cela s’observe à l’échelle internationale. En France, 65 % des répondants indiquent préférer se former par eux-mêmes, 49% plébiscitent l’entreprise comme terrain d’expérimentation. Seuls 29 % d’entre- eux citent les institutions académiques traditionnelles.

… mais plus enclins que le reste du monde à se réorienter

Le chiffre est significatif : 71 % des talents français interrogés sont prêts à acquérir de nouvelles compétences afin de se réorienter. A l’échelle internationale, ils sont 67 % . Parmi eux, 29% le feraient s’ils rencontraient des difficultés dans leur recherche d'emploi. Seulement 3% refusent complètement de se former à un nouveau métier.

« Pouvoir avancer au même rythme que les mutations technologiques et sociétales est un enjeu business majeur pour les entreprises. Elles doivent pouvoir capitaliser sur leurs talents et leur donner la possibilité de monter en compétences.Les talents français ont conscience de l’impact des technologies sur leur métier et sont prêts à se former. Mais ils sont encore trop peu à le faire.Les entreprises ont besoin de changer d‘approche pour créer un vrai avantage compétitif “compétences”. Pour cela, il faut anticiper les besoins à moyen terme et aider les salariés à acquérir de nouvelles compétences. D’autant que celles-ci sont encore peu couvertes par l‘offre de formation privée et publique » déclare Vinciane Beauchene, directrice associée au BCG à Paris.

« La volonté de changer de métier varie d’un pays à l’autre. Elle est particulièrement forte en France. Mais au-delà, elle varie aussi en fonction des secteurs et des métiers. Par exemple, les experts digitaux, conscients de l’obsolescence de leurs compétences, passent plus de temps à se former au quotidien pour rester dans la course à l’innovation. Ils sont donc moins enclins à changer de métier et préfèrent monter en compétence dans leur secteur. A l’inverse, les profils administratifs déclarent plus facilement être prêts à se réorienter.» précise Pierre Antébi, Directeur du Business Marketing de Cadremploi et co-auteur de l’étude.

Quelles compétences pour demain ?

Adaptabilité, leadership et communication sont les trois compétences prioritaires citées par les 8000 répondants français de l’enquête.

Un trio de tête proche de la tendance mondiale (adaptabilité, leadership et résolution de problème complexe).

« Dans un monde en mutation où le rythme des innovations n’a jamais été aussi rapide, la capacité à s’adapter devient déterminante. Les entreprises doivent se préparer à accompagner leurs salariés et leur envie d’apprendre dans des environnements de plus en plus complexes. Cela passera nécessairement par une transformation profonde de l’entreprise vers plus d’agilité, vers un modèle dans lequel l’expérimentation est valorisée et dans lequel le salarié dispose de plus d’autonomie et de responsabilité, » poursuit Vinciane Beauchene.

Méthodologie :

Enquête menée auprès de 366 000 répondants dans 197 pays par le BCG et The Network – dont près de 8 000 en France. Les répondants sont inscrits sur les sites de recherche d’emploi de The Network (Cadremploi en France).

Contacts presse

Audrey Marzouk
Phone: 0616758137

Julie Busson
Phone: 0613953158

Cadremploi

Cadremploi est le 1er site emploi privé pour les cadres en France. Véritable média de recrutement, Cadremploi met tous les moyens en œuvre pour aider les cadres à avoir l’ambition d’être heureux : la consultation de plus de 12 000 offres d’emploi, le dépôt de CV auprès de 15 000 recruteurs, la création d’alertes email, la recommandation d’offres en fonction de ses recherches, l’accès à des contenus de qualité (enquêtes, décryptages, conseils, modèle de lettres, droit du travail …).

Tous les mois, 1 cadre français sur 2 visite Cadremploi (source MNR) et 7 offres cadre sur 10 publiées en France le sont sur Cadremploi.

Cadremploi figure dans le Top 5 des sites préférés des Français dans la catégorie « Emploi/Formation » du baromètre NetObserver réalisé en Automne 2018 par Harris Interactive. 

A propos du Boston Consulting Group (BCG)

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