Paris—La décision de la Cour suprême américaine du 20 février 2026, suivie de la réaction de la Maison Blanche du 24 février, dessine un nouveau paysage commercial. Pour y voir plus clair, BCG publie un état des lieux . Quelles sont les économies avantagées ? Les secteurs impactés ? Et que peuvent faire les entreprises ?
Quelles sont les économies avantagées ?
Dans ce contexte, le taux moyen des droits de douane américains passe de 15 % à environ 12 % (13 % si les taux étaient relevés à 15 % sous la section 122). Toutefois, l’impact varie fortement selon les pays.
- Les baisses les plus significatives concernent la Chine, dont le taux passe de 36 % à 25 %, et le Brésil, de 22 % à 14 % (respectivement à 27 % et 16 % si les taux étaient relevés à 15 %), notamment en raison de droits IEEPA auparavant particulièrement élevés.
- L’impact reste limité pour l’Union Européenne (de 12 % à 11%) et nul à ce stade pour le Royaume-Uni, dont le taux reste à 8 %. En revanche, ces deux économies seraient désavantagées si les taux étaient portés à 15 % (de 12 % à 13 % pour l’UE ; de 8 % à 10 % pour le Royaume-Uni).
Quels sont les secteurs les plus impactés ?
La baisse des droits de douane est particulièrement marquée pour :
- L’électronique grand public (télévisions, ordinateurs, smartphones, etc.), avec un taux moyen ramené de 11 % à 4 % (ou 5% si les taux sont relevés à 15 %).
- Mais aussi pour les équipements électriques, les biens de consommation durables (électroménager, ameublement, voiture, etc.) et le luxe.
D’autres secteurs comme la biopharmacie, l’alimentation transformée et l’automobile n’ont pas bénéficié des mêmes baisses, soit car ils font l’objet d’exemptions spécifiques prévues par l’IEEPA et la section 122, soit parce qu’ils étaient déjà soumis à des droits de douane sectoriels antérieurs.
Comment réagir ?
Le passage des taux à 15 %, les perspectives juridiques après 150 jours, l’impact sur les accords bilatéraux 2025 et le remboursement par les États-Unis des plus de 130 milliards de dollars, déjà acquittés au titre de l’IEEPA, soulèvent, entre autres, encore de nombreuses incertitudes.
Dans ce contexte, les experts BCG appellent notamment les dirigeants à :
- Préparer dès maintenant la documentation nécessaire aux éventuels remboursements.
- Rester agiles face aux opportunités (par exemple en avançant certaines exportations), tout en réduisant leur exposition aux coûts (fournisseurs, contrats, implantations).
- Planifier par scénarios et renforcer leurs capacités en matière de géopolitique, de commerce international et de réglementation.
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A Propos Du Boston Consulting Group
BCG accompagne les dirigeants du monde entier (entreprises, Etats, ONGs etc.). Nous sommes à leurs côtés pour les aider à relever leurs plus grands défis. Créé en 1963, BCG a été le pionnier du conseil en stratégie. Aujourd'hui, nous aidons nos clients dans toutes leurs transformations afin d’accélérer leur croissance, renforcer leur avantage concurrentiel et générer un réel impact.
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