Paris—Les États européens envisagent de porter leurs dépenses de défense à 5 % du PIB d’ici 2035, mais la question centrale n’est plus budgétaire, elle est stratégique : comment transformer cet effort financier en véritable supériorité technologique et industrielle ?
Le simple rattrapage capacitaire ne suffira pas. Les technologies de rupture, IA, systèmes autonomes, spatial, quantique, biotechnologies, réseaux avancés, redéfinissent déjà la supériorité militaire. L’enjeu n’est donc pas seulement de dépenser plus, mais de dépenser mieux. C’est l’une des conclusions du dernier rapport du BHI, le think tank du BCG, intitulé The Defense Technology Frontier: How Europe Could Lead.
Parmi les principaux messages :
- Une avance scientifique solide : sur la dernière décennie, l’Europe s’est imposée comme un leader scientifique, publiant la plus grande proportion d’articles parmi les plus cités au monde dans six des neuf technologies de défense émergentes identifiées par l’OTAN, dont l’IA, le quantique et le spatial.
- Un fossé entre recherche et industrialisation : cette excellence académique se traduit encore trop rarement en brevets, produits et systèmes déployables à grande échelle. Là où les États-Unis industrialisent plus rapidement leurs avancées scientifiques, l’Europe reste souvent bloquée au stade du prototype.
- Un écosystème sous-dimensionné : l’Europe compte environ deux fois moins de startups spécialisées dans les technologies de défense que les États-Unis (597 vs 1176) et attire près de huit fois moins de capital-risque (8 milliards vs 69 milliards aux États-Unis), ce qui freine le passage à l’échelle.
- Une fragmentation persistante : au sein de l’UE, environ 80 % des achats de défense et 90 % des dépenses de recherche et technologie restent nationaux, entraînant des systèmes fragmentés et une interopérabilité limitée.
Le rapport identifie 19 technologies de défense à fort impact stratégique et propose une grille de priorisation claire, avec une idée centrale : l’Europe ne peut pas, et ne doit pas, chercher à être leader sur tous les fronts. Elle doit faire des choix : où accélérer pour prendre le leadership et où s’allier.
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